10.05.2017

Équipement et photojournalisme

Rédigé par:
Xavier Vila

10.05.2017

Équipement et photojournalisme

Un équipement léger et multifonction

Lorsque vous pratiquez le photojournalisme, vous vous retrouvez dans des situations variées et sur des terrains très différents. Dès lors, vous pourrez exercer votre activité dans des ambiances sombres ou lumineuses qui changent du tout au tout. Les conférences de presse ont souvent lieu en intérieur avec un éclairage au néon et des lumières artificielles médiocres. A contrario, on peut exercer en pleine journée, dans la rue, sous un soleil radieux. Les spectacles et meetings politiques peuvent se tenir dans de grandes salles avec des régisseurs professionnels talentueux qui vous offriront des conditions optimales d’éclairage, ce qui apporte un certain confort pour le photographe. A l’inverse, les petits partis politiques sans moyens organisent des réunions et meetings dans des gymnases et salles des fêtes sombres et peu lumineux. Les situations sont variées, vous exercerez en intérieur comme en extérieur, de jour comme de nuit, à des distances plus ou moins proches. Parfois, vous allez sur le terrain sans même savoir exactement ce que vous pourrez photographier. Dès lors, vous devrez vous munir d’un équipement à toute épreuve, mobilisable en toutes circonstances.

Lumière artificielle au meeting du Parti de Gauche dans une salle de l’Université de Grenoble
Fumigènes à la manifestation syndicale de la CGT du groupe JTEKT pour la sauvegarde des emplois

 

Objectif à focale variable versus objectif à focale fixe

Pour avoir un matériel qui s’adapte à toutes les situations, je privilégie l’utilisation de focales variables. Il n’est pas toujours possible de changer ses objectifs sur le terrain, surtout quand on suit une personnalité ou une manifestation. Utiliser des focales variables permet de ne pas avoir à changer d’objectifs toutes les cinq minutes. J’ai déjà croisé des photojournalistes professionnels qui travaillent avec des focales fixes. En utilisant ces objectifs, vous gagnez en luminosité, vous vous assurez du matériel plus lumineux et aussi moins cher.

Conférence de presse de Bernard Cazeneuve, alors Ministre de l’Intérieur, dans une gendarmerie de Grenoble
Action de la CGT du groupe JTEKT devant le siège du MEDEF du Rhône

Cependant, pour couvrir l’ensemble des focales allant de 15 mm à 250 / 300 mm vous n’aurez d’autre choix que d’avoir de nombreux objectifs dans votre sac. Qui dit plus de matériel dit plus de poids, et aussi plus de manipulations sur le terrain. Or le photojournalisme demande souvent de la réactivité et parfois de longues marches. Avoir trop de matériel sur soi peut vite être un handicap et une source d’ennuis plus que de confort, notamment pour vous frayer un chemin au cœur de l’action.

Pas assez de temps pour un trépied

Lors des manifestations à répétition contre la loi Travail, j’ai été étonné de croiser à plusieurs reprises des photographes amateurs équipés de trépieds ! Je n’en recommande pas l’utilisation, du moins quand vous faites du photojournalisme. Dans les cortèges, les espaces sont exigus, et surtout vous n’avez pas le temps d’installer votre matériel pour vos prises de vues ! Le monopode me paraît plus adapté et permet une plus grande mobilité.

Chaîne humaine improvisée en pleine rue en faveur de la Palestine

 

Un bon sac et une bonne paire de chaussures

Si vous souhaitez vous équiper pour faire vos premières armes en photojournalisme, le plus utile est sans doute d’investir dans un bon sac photo. Non seulement il vous permettra de stocker votre boîtier et votre ou vos objectifs. Mais aussi de protéger le matériel lors des intempéries. Lorsqu’on passe plusieurs heures sur le terrain, il n’est pas rare que les conditions climatiques changent. Vous pourrez également emporter avec vous un peu de nourriture et d’eau, sans oublier une bonne paire de chaussures à toutes épreuves !

Manifestation des syndicats de retraités pour le pouvoir d’achat

Xavier Vila

Français

*Guest Blogger Mai 2017 pour Manfrotto*

Photojournaliste professionnel, Xavier Vila vit à Grenoble et travaille en Rhône-Alpes. Après des études supérieures en sciences humaines, il couvre l’actualité locale.

Aujourd’hui, en plus du photojournalisme, il s’intéresse au reportage et à l’illustration au sens large. Il ne se fixe pas de limites quant aux univers abordés (nature, voyage, corporate, etc.) et développe parallèlement une démarche artistique plus personnelle.

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