05.11.2015

Urbex et photo, les deux inséparables

05.11.2015

Urbex et photo, les deux inséparables

L’urbex – pour exploration urbaine – est une façon de découvrir sa ville et ses environs sous un angle différent. Il plane une atmosphère particulière dans les endroits cachés, décrépis, abandonnés, en retrait du bruit et du tumulte de la ville. Pour la photo, ce sont des décors incroyablement photogéniques. 

Les grands ensembles en attente de démolition offrent souvent d’étonnantes balades. On imagine la foule qui s’empressait ici, quelques restes de mobilier campent un semblant de décor et l’imagination fait le reste. Sur cette photo réalisée à l’hopital abandonné de Beelitz-Heilstatten, dans la banlieue de Berlin, les morceaux qui se décollent du plafond donnent à la pièce une atmosphère de fin du monde. Grand angle obligatoire pour pouvoir tout faire rentrer dans la photo.

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En urbex, le contraste entre les bâtiments décrépis et la nature qui reprend le dessus crée des décalages surréalistes. Ici, j’ai composé la photo pour que le béton de la structure occupe une moitié de la surface, et le vert des plantes envahissantes l’autre moitié. On a l’impression d’une lutte, de deux camps qui s’affrontent.

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Souvent murés ou défendus par des grillles, les lieux qui se prêtent à l’urbex offrent des conditons de lumière difficiles. Il vaut mieux disposer d’un pied photo pour pouvoir stabiliser l’appareil et éviter ainsi les photos bougées. Pour des temps de pause au delà du quart de seconde, pas d’alternative. À moins d’utiliser le mobilier à disposition ou les arêtes du mur. C’est le cas pour cette photo de maison abandonnée.

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Penser à amener sa propre source lumineuse s’avère parfois indispensable pour s’aventurer dans les endroits les moins accessibles (ici, les catacombes de Paris). Les LED ont souvent un rendu froid et je leur préfère de loin la chaleur de la flamme ou de la lampe à acéthylène. En cas de besoin, on peut toujours corriger la balance des blancs par la suite.

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Les usines désaffectées offrent une architecture monumentale et des perspectives idéales pour quelques séances de photo d’architecture en mode urbex. À Charleville-Mézières, les ateliers de l’ancienne usine La Macérienne sont un immense espace vide. Les colonnes de pierre et de métal jalonnent l’espace et dessinent de jolies lignes de fuite. J’utilise alors le grand angle qui accentue les perspectives et donne de la profondeur à la photo.

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Les restes de l’Allemagne de l’est sont une bénédiction pour les amateurs d’urbex et de photo. Autour de Berlin, des restes du mur, des autoroutes abandonnées, des gares qui tombent en ruine. Dans cette ancienne station service, j’ai recherché un point de vue dynamique et je l’ai trouvé en rentrant dans la fosse qui donnait accès au dessous ds véhicules. Le contraste entre les zones d’ombre et la lumière du dehors était fort. J’ai choisi un mode d’exposition multizone pour être sûr de prendre en compte à la fois la luminosité du ciel et l’ombre qui régnait dans la fosse.

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Mathieu Mouillet

Mathieu Mouillet est un globe trotter lent. À pied ou à vélo, il parcourt la planète depuis bientôt 15 ans. Stylos, appareils photos et enregistreurs sont devenus ses compagnons de voyage. Ses city treks dans les grandes villes d’Europe sont toujours l’occasion de pratiquer l’urbex et de découvrir la scène street art locale. 
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